Atelier ouvert du Rif = occasion unique de découvrir une œuvre en cours de réalisation par nos résidents dans un cadre informel. L'entrée est gratuite et il n'est pas nécessaire de réserver.
Bienvenue à l' atelier ouvert du nouveau spectacle de danse MIDLIFE de Koen De Preter
MIDLIFE est le troisième spectacle solo du chorégraphe Koen De Preter - après Les Mots (2004) et DANSE (2018) - et peut-être sa plus urgente à ce jour. Dans un secteur de la danse encore principalement axé sur des corps jeunes et virtuoses, il se concentre sur la danse. MIDLIFE sur le langage physique stratifié et le pouvoir expérientiel d'un corps qui a parcouru la moitié de son chemin.
À 45 ans, Koen De Preter se trouve à un moment charnière. Ce solo n'est pas une rétrospective, mais un recalibrage : une tentative de considérer le corps non plus comme une machine qui doit fonctionner, mais comme un réservoir de souvenirs. C'est un corps qui porte des traces de changement tout en acquérant une nouvelle signification. MIDLIFE se déploie comme un catalogue de mouvements, une archive vivante de manières d'être, dans laquelle De Preter passe constamment d'un alter ego à l'autre, d'un registre physique à l'autre et d'un état performatif à l'autre.
Le solo embrasse une honnêteté radicale. Les scènes intimes et vulnérables sont entrecoupées de moments où le jeu et l'autodérision prennent le dessus. Après tout, la quarantaine est aussi l'âge où l'on n'a plus besoin de s'enfermer dans le sérieux ou la représentation uniforme. La dramaturgie de MIDLIFE s'éloigne de la conviction que le vieillissement n'est pas une déchéance, mais une poursuite de la croissance. Le corps perd peut-être de son éclat, mais il gagne en substance : l'humour qui brille plus profondément, la perte qui se marque, la tendresse qui s'adoucit et le frottement qui révèle de nouvelles couches.
Le point de vue homosexuel de Koen De Preter est omniprésent dans le spectacle. Elle influence sa façon de penser la masculinité, le désir et la sensibilité, et la façon dont il se montre sous différentes formes. Elle permet de présenter ce corps - dans une variété de tenues et dans la nudité - comme quelque chose qui se réinvente constamment. La perspective explique les nombreuses métamorphoses sur scène : un glissement de sens et un abandon de l'univocité, un refus de se limiter à une seule identité ou à une seule qualité de danse.

