Des garçons courageux sont maintenant à l'œuvre.
Ils sont là, ils aideront à libérer le monde.
Ils se battent pour le droit.
Mais quand il s'agit de puissance,
Ils sont là, ils sont là, ils sont là,
Alors que les Alliés battent tous les va-t-en-guerre,
Les garçons seront là pour se battre avec acharnement
et alors le monde criera
le cri de guerre de la liberté.
Tente sur un nouveau terrain de camping.

Quand nous aurons terminé cette maudite guerre,
Tout cela à cause d'un gougeur sournois,
faire des hommes des esclaves.
Ils ont laissé tous les gens se lever,
et se tenir ensemble dans une humanité courageuse et bienveillante.
La plupart des guerres sont le fait de petits imbéciles
les groupes de patrons égoïstes
alors que le peuple n'a pas son mot à dire.
Mais un jour viendra
Hip hip hip hourra
quand ils mettront tous les dictateurs au pied du mur. (...)

extrait de Ils sont là - chanson de Charles Ives

 

Charles Ives est considéré comme le père de la musique américaine moderne. Il a écrit la plupart de ses compositions au cours des 20 premières années du siècle dernier. Sa musique se caractérise par l'utilisation fréquente de la polytonalité et de la polyrythmie, ainsi que par l'entrelacement d'airs populaires américains tirés de gospels, de marches et de chants de cow-boys, entre autres, qui, pour Ives, faisaient partie de la mémoire collective américaine.

 

Charles Ives était une personnalité complexe. Son recueil de chansons, qu'il a publié à compte d'auteur sous la forme d'une biographie musicale, en témoigne. Outre le fait d'être le novateur de la musique américaine, Ives était agent d'assurance, patriote, nostalgique et profondément religieux par nature ; il sublimait la nature et n'aimait pas le progrès industriel. Grand idéaliste, Ives estimait que l'idéal de la "liberté pour tous" valait bien une guerre en 1914-1918.

 

Les mêmes mots que ceux utilisés par des idéalistes comme Charles Ives sont aujourd'hui déployés dans la propagande de guerre américaine actuelle. Nous ne pouvons plus, en ce début de siècle, chanter ou écouter sans retenue certaines chansons d'Ives.

Crédits

production
WALPURGIS
direction
Judith Vindevogel
musique
Charles Ives
de & avec
mezzo-soprano Gerrie de Vries, acteur Maarten Boegborn, scénographe Stef Depover, pianiste Ivan Siller, clarinettiste Benjamin Dieltjens & violoniste Wibert Aerts
avec l'aimable autorisation de
auteur Elvis Peeters & Nicole van Bael

Presse

Commentaires

George défend ses thèses pseudo-transcendantalistes devant un public plutôt apathique. L'acteur Maarten Boegborn le fait (...) de manière suffisamment grotesque pour que l'attrait et les dangers de cette thèse soient évidents. Sa tirade est entrecoupée (et heureusement non illustrée) par une sélection de chansons d'Ives. (...)
Gerrie de Vries les chante avec beaucoup d'engagement et agit avec une véracité et une élégance impressionnantes (le tailleur masculin lui va comme un gant). Elle est superbement entourée par trois musiciens (le pianiste Ivan Siller, le clarinettiste Benjamin Dieltjens et le violoniste Wibert Aerts), qui créent sur scène une sorte de pandémonium sonore dans des arrangements sans cesse renouvelés. L'expérience globale est à la fois fascinante et conflictuelle ; il s'agit moins d'une introduction à la musique d'Ives qu'au gars Ives et d'un rappel d'une Amérique que, de nos jours, nous ne pouvons ou ne voulons voir qu'avec difficulté.
Hautement recommandé !
Stephan Moens, De Morgen

 

Musicalement et textuellement, il s'agit d'une interprétation parfaite, en particulier grâce à la voix de Gerrie de Vries. L'actualité confère à ce spectacle une grande valeur ajoutée. Un choix judicieux de Judith Vindevogel et de son équipe.
Eddie Vaes, Zone 03

 

Le compositeur américain Charles Ives ne se laisse pas facilement cataloguer. Pourtant, Walpurgis réussit avec Un, deux... trois ? parvient à brosser un tableau étonnamment clair d'un compositeur loufoque et de ses idéaux à travers ses chansons et des fragments de paroles. (...)
Pour la mezzo-soprano Gerrie de Vries, le répertoire d'Ives est parfaitement adapté. Elle passe en douceur d'une voix parlée espiègle à des lignes chantées à la vitesse grand V. Avec un minimum de gestes, elle résume avec esprit les détails drolatiques des chansons. Avec un minimum de gestes, elle résume avec esprit les détails drolatiques des chansons. L'accompagnement au piano est encore plus torride. Ivan Siller se précipite sur la partie de piano très chargée avec une facilité déconcertante. Certains de ces accompagnements sont aussi intelligemment arrangés avec la clarinette et le violon. La clarinette basse de Benjamin Dieltjens, en particulier, est un partenaire tout aussi brillant, tandis que le violoniste Wibert Aerts est plus réservé dans cette joyeuse compagnie. (...)
Tout comme les chansons font des sauts stylistiques, les paroles mélangent également les positions politiques et les philosophies de salon. L'orgueil patriotique devient douloureusement d'actualité lorsque le bienfaiteur d'Ives se met à prêcher des valeurs américaines très impérialistes.
La chanson Lutter pour un nouveau monde libre (de 1917), qui est un encouragement aux compatriotes qui se battent sur le front flamand".
Véronique Rubens, De Standaard