Un album de portraits du compositeur Bart Vanhecke.

 

WALPURGIS et Het Collectief ont publié conjointement le CD Close my willing eyes, avec des œuvres du compositeur Bart Vanhecke. Le grand Close my willing eyes, une œuvre en trois parties pour trois sopranos et un ensemble de neuf musiciens, qui donne également son nom à ce CD, est complété par des œuvres en solo et de la musique de chambre dans une variété de formations. Le CD complet a été enregistré dans la Salle Bleue de deSingel et a été publié par Fuga Libera en 2008.

 

Prix : 10 euros TTC.

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Ô doux embaumeur de la nuit tranquille,
Fermeture avec des doigts prudents et bénins
Nos yeux lugubres, qui se dérobent à la lumière,
Enchâssé dans l'oubli divin ;
O sommeil le plus doux, si cela te plaît, ferme,
Au milieu de cet hymne, mes yeux bienveillants...
de

Sonnet au sommeil par John Keats

LISTE DE PISTES

Fermez les yeux de ma volonté (1999) sur les poèmes de John Keats
pour trois sopranos, trio à cordes, trois flûtes, harpe et percussion

I. Des yeux satisfaits et sombres
II. Hymne
III. Scènes de bonheur

Les racines du monde (1998)
pour piano

Dans l'eau du songe (2005)
pour clarinette basse, violoncelle et piano

Tout près de l'eau (1995) sur des poèmes de Jacob Slauerhoff
pour mezzo soprano et flûte
partie I
partie II

Étoiles peintes (2000)
pour trio à cordes

La couleur du vent (1996)
pour flûte

Monodie (1992/1995)
pour piano

Sérénade (1991)
pour harpe, deux piccolos et percussion

 

"Selon une idée reçue persistante sur la musique sérielle, la facture systématique et plutôt rationnelle de ce type de musique prescrirait à l'auditeur une attitude d'écoute idem. Rien n'est plus faux ! Les règles que le compositeur s'impose ne s'appliquent que dans son bureau, et non plus dans la salle de concert. C'est là, en effet, que Vanhecke ouvre la porte de son univers poétique et laisse la musique - atonale et amoureuse, certes - raconter les couleurs du vent, les racines du monde et l'éclat des étoiles. Qui est prêt à l'entendre, malgré et grâce à la complexité de la musique de Vanhecke ?

 

C'est par ce paragraphe que le musicologue Jan Christiaens conclut son argumentation dans le livret du tout nouveau CD de musique de Bart Vanhecke (°1964). La fusion de la sérialité et de la poésie tant vantée dans le texte est probablement la raison pour laquelle tant d'interprètes ont spontanément commencé à explorer la musique de Vanhecke. Le fait que ses compositions aient également reçu des éloges frappants lors d'événements internationaux tels que les Journées des musiques du monde de l'ISCM (Yokohama, Bâle, Stuttgart) au cours des dernières années n'est donc pas vraiment une surprise.
Il est toutefois surprenant qu'aucune musique de Vanhecke n'ait été enregistrée sur CD jusqu'à présent.

Crédits

musique
Bart Vanhecke
production
WALPURGIS records & The Collective
musiciens
Wibert Aerts, Annelies Boodts, Tom De Cock, Sandrine Desmet, Benjamin Dieltjens, Thomas Dieltjens, Toon Fret, Wim Konink, Diederik Suys, Bart Vanderbeke, Sarah Vermeyen, Martijn Vink
vocaux
Eurudike Le Bourreau, Rolande Van der Paal, Bianca Van Puyvelde, Judith Vindevogel
conducteur
Robin Engelen

Presse

Révision
Bart Vanhecke (°1964) est un compositeur qui aime rester discret, mais qui a néanmoins écrit une œuvre impressionnante au cours des 15 dernières années.
Le Collectif, complété pour certaines œuvres par les chanteurs de Walpurgis, rassemble sur ce CD huit compositions de Vanhecke datant de 1991 à 2005, allant du piano solo au grand ensemble avec trois chanteurs. Il s'agit d'un aperçu impressionnant d'une musique variée, bien conçue et magnifiquement expressive.
Le caractère de toutes ces compositions varie considérablement, des attaques musclées dans le registre le plus bas du piano et des gesticulations féroces dans Les racines du monde, aux sonorités rêveuses et colorées du trio Dans l'eau du songe ou aux épanchements chuchotés et poétiques de Tout près de l'eau (pour mezzo-soprano et flûte alto, qui se fondent ici miraculeusement). Les flûtes traversières et les piccolos se voient remarquablement souvent attribuer des rôles principaux dans ces œuvres, ce qui trahit la formation de flûtiste de Vanhecke, mais cela permet aussi au compositeur de rompre résolument avec l'approche stéréotypée de cet instrument.
Le titre Close my willing eyes laisse l'impression la plus profonde. Le grand ensemble et les trois sopranos entrelacent des arabesques mélodiques langoureuses, donnant aux vers de John Keats sur la nuit, le sommeil et la mort une intensité à couper le souffle.

De Standaard - Maarten Beirens - 28.10.2008

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